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16 MARS en France

Le 16 mars – France – Confinement

Entre le 16 mars et le 3 mai, date à laquelle je mets mon site internet en ligne, le mouvement de ma vie s’est accordé à celui du monde entier – accordé au silence – inventer le nom des oiseaux qui s’en empare.

Au début je travaillais à l’atelier – un peu – mais quel sens mettre dans l’action de mon travail «comme avant » ?
Boutiques fermées, hôpitaux engorgés.
Qu’était devenu le faire ?

Je travaille avec des kimonos usagés, déformés par les corps qui les ont porté ; leur trame et leur chaine sont distendues d’avoir suivi les gestes de ces corps.
Avant, j’étais réjouie d’imaginer toutes ces personnes en kimonos ; tous ces vêtements – secondes peaux – me racontaient des promenades à Kyoto.
Mais là, ils me disaient tout autre chose – forcément.
Alors j’ai commencé à coudre des petits morceaux ensemble – comme des tapisseries de vies multiples – je pensais hommage, souvenir, trace ?  En tous cas c’était différent. Je voulais faire une grande tapisserie d’empreintes de vies avec chaque tissu différent – mélanger, associer, mêler – je n’ai pas assez de vêtements distincts ; je voudrais une pièce de vêtement par personne, il me faudra beaucoup de temps pour cette tapisserie monde. Je fais des pas de couture et de liens par ci par là, selon les jours – travail en cours.

Un peu bloquée par le manque pour cette tapisserie, je suis retournée au dessin. bribes de kimono, motifs du tissu – 
dessins d’encre de chine noire.

Clémentine m’a envoyé une photo de collages et je suis retournée au tissu. Quand je travaille, je garde toutes les petites chutes de tissu – obsession des traces ?

De ces petits bouts je commence à composer des  cousus collés – collages tissus papier – fragments.

L’arrêt du temps emmène à d’autres endroits.
M’ajuster.
Retour de liberté.
Être en vie.

2 réflexions au sujet de « 16 MARS en France »

  1. J’aime tout particulièrement ces tableaux
    Tout particulièrement
    Très touchée
    L’alternance écriture textuelle, photographique, par les textiles est un tissage qui me donne de l’oxygène. Le texte de Daisaku Ikeda est encourageant.
    Merci

    1. Ô merci !
      Cela me touche vraiment –
      Merci infiniment.

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